• Les documents ci-dessous se trouvent dans le registre des délibérations municipales (cote 2 O 3238) et dans une boîte d'archives (dans le grenier de la mairie)

     Ancien cimetière près de l’église

    un plan du 01/07/1843. L'adjoint est Dominique Cochon, il sera élu maire en octobre 1843, suite au décès du maire Eugène François Léchalard l 6 juin 1843.

    Le cimetière de Villiers

     

    5 septembre 1843 :  1 : concession de terrain dans le cimetière (2 ca à perpétuité où est inhumé LECHALARD Eugène François maire décédé le 6 juin 1843

    5/11/1843 : concessions dans le cimetière : acte n° 26 (registre)

    1844 : la superficie du cimetière non compris l’église est 11 ares 60 ca. Pour une population de 541 habitants, il y a eu 111 décès en 10 ans, soit une moyenne de 11 par an. Il faut l’agrandir avec une parcelle de 70 centiares. (acte n° 28 – registre)

    11/08/1844 : concessions de terrains dans le cimetière (acte n° 29)

    un plan de 1853. La partie cotée A est 0 are 70 ca (1 : 35 centiares pour les concessions de 15 ans, 2 : 17 centiares ½ pour les concessions de 30 ans, 3 : 17 centiares /2 pour les concessions à perpétuité)

    Le cimetière de Villiers

     

    18-09-1859 ; 568 hab , moyenne de plus de 12 décès par an

    Le cimetière de Villiers

    18/06/1900 : Depuis 12 ans le vieux cimetière de l’église n’est plus utilisé et il y aurait lieu de le transformer en place publique

     

    20/10/1901 : démolition du mur de l’ancien cimetière de la pointe attenant au presbytère jusqu’à la grille d’entrée. Les marches seront supprimées et remplacées par la rampe d’accès en pente douce qui ira de la route à la porte de l’église. Il faudra niveler à gauche de l’allée. Le maire invite à faire enlever ces terres « à l’amiable par les personnes qui le désireront et à surveiller le travail de manière à ce qu’il soit fait régulièrement et proprement »

     Nouveau cimetière : 1888 

    Calvaire avec croix : le devis avec calvaire tout en granit est trop cher, il sera donc choisi une croix en fonte sur socle de 1 m de haut (boîte d’archives)

    Chemin d’accès sur parcelles achetées à

                                  Marie Appoline Lalande, veuve de Jean Baptiste Bernardin Boutillier

                                  Jules François Denis Grimoux et son épouse et son épouse Elise Grimoux

                                  François Augustin Metton buraliste et son épouse Elisabeth Désirée Noël

                                  Edouard Marais et son épouse Victoire Lecomte

                                  Jacques André Athanase Travers

                                  Gaudin

                                  Mme Bosselet

     Pour le cimetière : Vente d’un terrain par :

    Victor Théophile Renard domicilié à Tours

    Henri François Félix Chapelain

    Héloïse Molina veuve de Pascal Edouard Emile Lemaire

     

    Extrait du registre des délibérations :

    24/04/1887 : emplacement d’un nouveau cimetière : proposition Travers adoptée

    plan du 24 août 1887 : à cette époque, le maire est Eugène Bloch (élu le 18 mai 1884)

    Le cimetière de Villiers

    26/06/1887 : cimetière : projet de transfert (choix, emplacement, section terrains Lemaire, Renard, Chapelain cadastre 39/40/4)                       

    14/08/1887 : cimetière : demande de déclaration d’utilité publique

    20/03/1888 : travaux à faire au nouveau cimetière

    Décompte définitif – construction du cimetière le 10/03/1889 : 7386,41 F (AD Chartres : 2 O 3638)

     

    la grille du cimetière, plan du 19 mars 1888

    Le cimetière de Villiers

    18/08/1901 : la fabrique de l’église de Villiers versera 40 F à la commune pour l’entretien du monument au cimetière de Mme Legros née Jourdain marie Marguerite Adélaïde (testament du 1/02/1859). La fabrique avait la charge de « soigner le cimetière et l’entretenir « qu’il soit bien clos, bien fermé et bien sablé ». Ce testament avait été fait alors que le cimetière se trouvait autour de l’église. Depuis, le monument de Mme Legros avait été transféré dans le nouveau cimetière. (01/02/1859 : testament de Marie Marguerite Jourdain, veuve Legros : 40 F pour distribuer pendant l’hiver du pain aux pauvres à perpétuité) 

    plan du cimetière datant des années 1950 (date à vérifier)

    le plan a été scanné en 4 parties qu'il convient d'assembler.

    en haut, à gauche

    Le cimetière de Villiers

     

    en haut à droite :

    Le cimetière de Villiers

    en bas à gauche (c'est la partie qui se trouve à gauche, en entrant):

    Le cimetière de Villiers

     

    en bas, à droite :

    Le cimetière de Villiers

     

    Tarifs des concessions :

    1867 : le maire est Jules Honoré Courtois. M. Pierre Éléonore Viet, cuktivateur fossoyeur, s’engage à faire les fouilles des fosses pour les inhumations :

    4 francs pour les adultes des deux sexes

    2 francs pour les enfants n’ayant pas fait leur communion et de moins de 12 ans

    3 francs pour les indigents adultes des deux sexes

    Chaque inhumation aura lieu dans une fosse séparée de un mètre 5 décimètres ) 2 mètres de profondeur sur 80 cm de largeur.

    Le cimetière de Villiers

    Le cimetière de Villiers

    4-01-1920 : le maire est Denis Marie. Le Conseil modifie le prix des concessions :

    Concessions perpétuelles : 180 francs par place de 2 m² (2 m sur 1 m)

    Concessions trentenaires : 90 francs

    Temporaires de 15 ans non renouvelables : 45 francs

    Droit de superposition : 60 francs dans les perpétuités, 10 francs dans les trentenaires,

    Fouilles des fosses : 15 francs pour les grandes personnes, 8 francs pour les enfants

    Inhumations : 20 francs au fossoyeur et 5 francs à ses aides.

     

    5 francs à l’agent désigné à chaque exhumation.

    Le cimetière de Villiers

    Le cimetière de Villiers

     


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  • On y voit la place aux tilleuls, l'ancien cimetière autour de l'église, la mairie.

    cote aux AD : 2O 3639 AD

    ce plan a été établi en 1887, pour l'établissement du nouveau cimetière

    Plans du quartier de l'église et de la mairie 1884

     

    je ne connais pas l'origine ni les cotes de ces plans-ci. Le premier a été établi en 1884

     

    Plans du quartier de l'église et de la mairie 1884

    Plans du quartier de l'église et de la mairie 1884

    un plan annoté, avant 1881 :

    Plans du quartier de l'église et de la mairie 1884

    plan de 1884 annoté il y a quelques années, je crois que la garderie n'est plus à cet endroit :

    Plans du quartier de l'église et de la mairie 1884


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  • En 1845, Monsieur Philippe Courtois s’installa à Villiers-le-Morhier. Pour marquer sa première année, il fit planter en tilleuls la place publique, dite le « Carrefour », près de l’église. Philippe Ponce COURTOIS, médaillé de Sainte-Hélène, devint Maire de 1858 à 1870.

     En 1919, Monsieur Travers, jardinier, exposa que par suite de la croissance des tilleuls, il ne peut plus faire la taille pour 55 F. Il demande 65 F : accordé.

     

    Les tilleuls de la place de l'église

    Délibération de conseil municipal

    L’an mil huit cent quarante cinq, le huit novembre, le conseil municipal de cette commune réuni extraordinairement sous la présidence du maire au lieu de ses séances ordinaires, afin d’autoriser le sieur Courtois Philippe propriétaire lequel déclare vouloir prendre domicile en cette commune et pour marquer sa première année a témoigné le désir de planter en tilleuls la place publique dite Le Carrefour près l’église ce qui lui a été adopté à l’unanimité par le conseil municipal , et qui lui témoigne au nom des habitants de la commune son bienfait et sa générosité.

    Fait et délibéré en séance les jour et mois et an susdits et ont les membres présents signé la présente délibération.

    Cochon, maire

    Mauger, Souplet, P C Charpentier, Travers, Lalande, Guinebault, Rossignol

    avant :

    Les tilleuls de la place de l'église

    maintenant (photo de Jean-Paul) :

    Les tilleuls de la place de l'église


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  • Je ne possède pas de portrait de Philippe NOËL, le grand-père de mon arrière-grand-père. Il était journalier et n’avait les moyens de payer un peintre ! Je n’ai pas non plus sa description physique car les registres de recensement de cette époque n’existent pas. Il était conscrit en 1790. Mais j’ai la description de son fils Jacques Philippe : yeux gris, nez long, menton rond, teint coloré (évidemment, il travaillait la terre toute la journée), cheveux châtain foncé, grande bouche, petite vérole, 1,664 m.

    Philippe NOËL est né le samedi 18 février 1769 à Vacheresses-les-basses et baptisé le jour même. Il est fils de Guillaume NOËL, journalier, batteur en grange, et de Marie-Élisabeth VIET. Sur son ordre de mise à la retraite, il est indiqué qu’il est né en 1760.

    Il a 8 frères et sœurs. Son père meurt le 25 mai 1777, à 48 ans, dans le ruisseau, à l’endroit dit « le moulin chaud ».

    Sa mère se remarie en 1780 avec Noël Lamarre. Les veuves devaient attendre au moins 8 mois avant de se remarier. Ce n’était pas le cas des veufs qui se remariaient parfois quelques mois après le décès de leur femme. Ce fut le cas de Guillaume NOËL, grand-père de Philippe (3 femmes et 16 enfants) et de Guillaume, son arrière-grand-père (4 femmes et 13 enfants). Ceux-ci, bien que journaliers, sont morts relativement âgés (67 et 71 ans).

    Philippe Noël a fait la guerre dans les armées de la République et de Napoléon pendant 17 ans. Il faisait partie du 55 è régiment de ligne et était fusilier.

    Il est entré en service pour la réquisition pour combattre les Vendéens le 1 mai 1793. Il a ensuite fait les campagnes de guerre (14 campagnes en tout) des ans II à IX, des ans XII et XIII (côtes de l’Océan), vendémiaire an XIII et ans 14, 1806, 1807 en Prusse et Pologne.

    Il fut blessé d’un coup de feu au talon à la bataille de la Trébia le 1 messidor an VII (19 juin 1799).

    Philippe NOËL, soldat de la Révolution et de l'Empire

    Le régiment participa aux batailles d’Austerlitz (1805), Iéna (1806), et pour la Prusse et la Pologne : Lübeck (1806), Eylau (1807), Heilsberg (1807)

    Il demanda sa mise à la retraite le 25 janvier 1810 (il avait 40 ans) en raison d’une loupe (excroissance de chair) volumineuse sur la région lombaire, ce qui empêchait le port de l’équipement de guerre. Le bulletin de mise à la retraite dit qu’il était « hors d’état de continuer ses services et usé par les fatigues de la guerre ». L’officier de santé attaché au 55 è régiment de ligne estima qu’ « il est susceptible de retraite ».

    Il reçoit une pension de 193 francs pour 27 ans 11 mois de service (les années de guerre en Europe comptent double). Depuis la loi du 14/12/1790, la pension n’était plus une faveur ou une grâce mais était due aux militaires ayant servi longtemps dans les armées ou aux soldats blessés lourdement lors des combats.

    Philippe NOËL, soldat de la Révolution et de l'Empire

    Philippe NOËL, soldat de la Révolution et de l'Empire

    Philippe NOËL, soldat de la Révolution et de l'Empire

    Le 25 septembre 1809, un fils de Marie-Catherine Chevalier naît et décède le même jour (sexe non indiqué). On ne sait pas qui est le père. Philippe Noël ? De toute façon, il épouse la mère le mercredi 2 mai 1810 à Vacheresses-les-Basses. Il faut savoir que Napoléon voulait célébrer son mariage avec Marie-Louise (le 22 avril 1810) en encourageant 6000 militaires en retraite à marier, le même jour, « une fille de leur commune ». En fait, beaucoup de ces mariages eurent lieu en avril et mai. Les mariés recevaient une dot (1200 francs à Paris et 600 francs dans le reste de l’Empire). En principe, c’était le Conseil municipal de la commune qui choisissait la fille à marier. Je n’ai pas confirmation que Philippe Noël faisait partie des mariés car il semble que les registres de délibérations de Vacheresses n’existent plus. Le site France Genweb a recensé 1000 mariages environ dans toute la France. Philippe Noël, habitant à Vacheresses, relevait de la justice de paix de Nogent-le-Roulebois (nom de Nogent-le-Roi à l’époque de la Révolution), le Roulebois, affluent de l’Eure, est la rivière qui passe à Nogent.

    Philippe NOËL, soldat de la Révolution et de l'Empire

    Philippe NOËL, soldat de la Révolution et de l'Empire

    Aucun des époux ne savait signer. Le couple eut deux enfants, tous deux mort-nés (1811 et 1812). Marie Catherine Chevalier décéda en couches en 1812.

    Philippe se remaria trois mois plus tard avec Marie Catherine Deshayes. Ils eurent un seul enfant : Jacques Philippe, né en 1813, mon arrière-arrière-grand-père.

    Le 4 août 1823, son épouse Marie Catherine meurt, Philippe est âgé de 54 ans. Il se remarie trois mois plus tard avec Marie Jeanne Couturier, le 12 novembre 1823, dont il eut une fille en 1824 : Louise Anastasie.

    Philippe NOËL, soldat de la Révolution et de l'Empire

    Philippe NOËL, soldat de la Révolution et de l'Empire

    Philippe NOËL, soldat de la Révolution et de l'Empire

    Philippe NOËL, soldat de la Révolution et de l'Empire

    Philippe NOËL, soldat de la Révolution et de l'Empire

    Depuis sa mise à la retraite, Philippe Noël était journalier et garde-champêtre. Il mourut à Nogent-le-Roi, le mercredi 15 février 1837, âgé de 67 ans.

    Philippe NOËL, soldat de la Révolution et de l'Empire

    Philippe NOËL, soldat de la Révolution et de l'Empire

    Tous les renseignements concernant la vie militaire ont été obtenus au SHD à Vincennes.

    Registre des troupes du 55 ème régiment de ligne : cote 21 YC 457

     

    Pension : cote 2YF 14919


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  • lu dans "l'indépendant" du 12-9-1903 :

    À la pêche

    l'indépendant 27-6-1903  :

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    "l'indépendant" 27-8-1904 :

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    coins de pêche :

    À la pêche, quelques contraventions

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